Et si la Paix venait aussi de et par les mots que nous utilisons …

Il y a quelques années de cela j’ai pris conscience du bain-lexical de lutte proposé par notre société. Peut-on alors vraiment ne pas se questionner sur les mots que nous utilisons lorsque nous nous mettons sur le chemin de la Paix, en ayant profondément compris et senti que cette Paix ensemble ne pourra être présente que si la paix en soi est là.

Ne pas nous mettre en conscience du vocabulaire que nous utilisons dans notre relation à nous-même et aux autres engendre une énergie discordante avec nos intentions de Paix.

L’éducation bienveillante que l’on pourrait croire paisible n’en est pas libérée. Nous pouvons encore entendre des injonctions comme “il faut armer les enfants”. Les “il faut” continuent à nous donner des injonctions, étant du domaine de la violence subtile, car même si nous disons “il faut être zen” nous essayons de passer en force. La détente, tout comme l’amour ne peuvent venir que par l’accueil de ce qui est là, dans une dimension fluide et détendue. “Armer” – s’agit-il encore d’armer nos enfants ? Ou pouvons-nous leur offrir de développer leurs ressources ?

Certains diront peut-être que je tatillonne ou que “Quand même faut pas exagérer, on peut encore parler comme on veut, ça ne va pas jusque là !” Et bien je le crois profondément. Le monde que nous souhaitons peut venir de l’énergie que nous y mettons, que nous développons en nous à chaque instant. Transformer notre vocabulaire, développer un nouveau lexique, engendre une nouvelle énergie dans nos relations.

Un autre exemple : “Je dois travailler sur moi”. Qu’en pensez-vous, que ressentez-vous en lisant cette phrase ? Vous l’êtes-vous déjà dite à vous-même ? “Je dois” : encore une injonction. Puis-je le transformer en “Cela me ferait du bien de” ou “ C’est important pour moi” ou “Je souhaite”? “Travailler sur moi” : ça fait un peu rugueux non ? L’impression de travaux en bâtiment ou de passer en force avec le mental. Puis-je proposer : “Je ressens le besoin d’aller à ma rencontre et d’apaiser les parties de moi qui me font souffrir” ou “Je me mets en chemin vers le meilleur de moi” ou “Je me mets en chemin de prendre soin de moi” ; ou encore plus acceptable par les proches : “J’ai besoin de prendre soin de moi” ? En écrivant ces mots je me dis qu’effectivement vous devez vous dire : je vais me faire traiter de “bisounours”, de “perché”, un “T’as fumé quoi ?” Peut-être même que votre ventre se serre. Oui, c’est vrai qu’en utilisant ces nouvelles formulations vous prenez le risque de recevoir des mots de jugements. Sachez qu’ils appartiennent à l’autre, qui ne s’est pas encore mis en conscience des jugements qui sortent de sa bouche et n’est probablement pas encore en douceur avec lui-même. Il s’agit aussi ici de retrouver sa liberté d’être.

D’autres mots de lutte : vaincre, convaincre, il faut, je dois, tu dois, gérer, maîtriser, débattre, confronter, … Le mot “lâcher prise” est lui-même devenu une certaine forme de violence que l’on se fait ou que l’on nous fait lorsque l’autre nous dit : “tu devrais lâcher prise !” Une violence sous une intention initiale de bienveillance, du fait de l’injonction et du non-accueil de ce qu’il se passe pour l’autre.

Afin que cette nouvelle-conscience ne devienne pas elle-même une lutte avec vous-même, je vous propose de vous mettre en conscience en douceur. De vous mettre à l’écoute des sons qui sortent de votre bouche, de sentir s’ils sont doux, tendres, dans la justesse. Et lorsqu’un mot de lutte sera présent (du fait des automatismes en place depuis des années), tout simplement “attraper” ce mot exprimé là, délicatement, comme une plume, et de le remplacer par un mot plus paisible, plus bienveillant.

Pour que nos relations avec nous-même et avec les autres s’apaisent. Pour un monde plus paisible et bienveillant, incarnant une posture “avec”, d’accueil de ce qui est là à chaque instant, pour mieux aller vers le meilleur de nous-même, tous ensemble.

Marion Thiessard, Psychologue

Nous commençons 15 jours très particuliers – Et si nous décidions d’en faire un moment d’intériorité, de recentrage et d’Amour ?

La plupart d’entre-nous vont rester chez eux, quelques-uns continueront à aller travailler, dans des conditions inédites. Pour certains d’entre nous, ne plus sortir, ne plus pouvoir bouger comme ils le souhaitent va peut-être faire monter frustration, colère, peut-être des peurs, ou même du désespoir. L’une des émotions les plus difficiles pour l’être humain est le sentiment d’impuissance, quand il n’a pas le contrôle sur les choses, quand il ne peut pas décider. Et c’est ce qu’il nous arrive avec cette pandémie et le confinement de 15 jours minimum demandé pour ne pas propager le virus.

Alors que faire ? Et bien peut-être commencer par ne rien faire, se poser, sentir ce qu’il passe pour soi et en soi ici et maintenant, accueillir nos émotions inconfortables, difficiles, quelles qu’elles soient. Faire une petite météo intérieure, “regarder dedans” sans jugement, en respirant, en prenant contact avec ce qu’il se passe dans notre corps (pour ceux qui n’en ont pas l’habitude, vous pouvez vous accompagner par des méditations de pleine conscience, méditations guidées qui ne cherchent pas à transformer mais juste à observer). Nous pouvons également commencer un petit journal de bord, où nous noterons nos émotions, nos questionnements, nos doutes, mais aussi nos prises de conscience, nos besoins, nos frustrations. Nous pouvons également le transformer en journal créatif, y ajouter des dessins, des collages, des images que nous aimons, des mandalas dessinés ou coloriés, …

C’est aussi une occasion de prendre conscience que la majorité du temps, depuis des années, nous souffrons du “rythme infernal” du quotidien, qui ne nous laisse pas une minute pour souffler, entre nos vies professionnelle, familiale, de loisirs, et toutes les injonctions ou tous les “il faut” que nous nous imposons. Une des phrase les plus prononcées ces dernières années : “Je n’ai pas le temps !” Et bien là, ces circonstances si particulières nous proposent du temps, nous offrent du temps. Est-ce indécent de parler de “cadeau” dans ces conditions ? Avec la conscience que certains passent des moments difficiles (malades, soignants, etc.), et avec toutes notre compassion et notre énergie d’Amour, nous pouvons décider de transformer ces événements en expérience qui va nous faire grandir, nous enrichir.

Et si nous profitions de ces temps particuliers pour nous recentrer, nous poser ? Prendre enfin le temps de prendre du temps avec nous-mêmes, pour nous et nos proches (au téléphone pour ceux qui sont pas dans le même foyer). Combien de fois ai-je entendu mes amis dire “j’ai des tas de bouquins en retard qui m’attendent sur ma table de chevet” ou “je n’ai même plus le temps de lire, de dessiner, de peindre, de faire de la musique”. Toutes ces passions que nous avons laissé en sommeil pour courir à droite à gauche, agités par l’agitation du monde ….

Du temps pour vous et vos proches, sans culpabilité, en compassion avec ceux qui souffrent, dans l’énergie de l’amour. Je vous souhaite beaucoup de douceur et vous embrasse.

Marion, le 17.03.2020

Stage : Relations bien-Veillantes et auto-empathie

Samedi 11 et dimanche 12 avril 2020 de 9h30 à 17h30 – Maison de la Vie Citoyenne Centre ville, 11 bis rue Georges Bergès 64100 Bayonne

Je vous propose de passer deux jours de Rencontre(s). Rencontre avec Soi, Rencontre avec l’autre, Rencontre avec l’Autre et l’interconnexion. Oui, nous sommes tous reliés.
Mais avant de se relier aux autres, avons-nous pris le temps de nous relier à nous-même ?
Ce stage sera un moment de douceur, d’Amour avec notre être profond. En prenant le temps ici et maintenant d’observer où nous en sommes avec nous-même, nous irons découvrir si nous prenons le temps dans notre vie quotidienne de prendre soin de nous.
L’auto-empathie ou auto-compassion sera une des thématiques principales de ce stage.
Puis-je rester en connexion et en Amour avec moi lorsque j’ose la Rencontre avec l’autre ?

Lors de ce stage je vous propose de venir vous rencontrer et prendre soin de vous.

Approches : Centrages, méditations, mise en mouvement en musique, créativité,

Matériel : Coussins, tapis de yoga, papier dessin, feutres, crayons de couleur, craies…

Organisé par l’association Pour une éducation bien-Veillante – Tarifs : 40 € les 2 jours + adhésion (10 € par an et pour toute la famille).

INSCRIPTION ICI

Journée parentalité consciente, parentalité bien-Veillante

Samedi 14 mars 2020 de 10h à 10h à 17h30 – Maison des associations (salle du 1er étage), 42 impasse George 40280 Saint-Pierre-du-Mont

Lors de cette journée je vous propose d’aborder le thème de la parentalité bienveillante.
Et si la parentalité bienveillante c’était une parentalité consciente et responsable ?
Je vous proposerai de mettre en conscience vos valeurs, vos fonctionnements, ce que vous souhaitez pour vos enfants, mais aussi vos difficultés, vos peurs, votre réactionnel.
Vous pourrez également – sous forme d’exercice – vous mettre en empathie avec votre enfant pour mieux l’accompagner. Ce qui vous ai probablement facile lorsque la relation est apaisée, mais moins facile lorsque les émotions sont là.
Tout au long de la journée, nous aborderons également l’accueil de l’émotion de l’enfant et l’écoute empathique.

Horaires : 10h-17h30
Organisée par l’association Pour une éducation bien-Veillante – Participation : adhérent 20€ la journée / non-adhérent 30€
Nombre de participants maximum : 20€

INSCRIPTION ICI

CONFÉRENCE – Attachements premiers et qualités relationnelles

Vendredi 13 mars 2020 – de 19h à 21h – Maison des associations, avenue de Chalosse 40465 Pontonx sur l’Adour

Et si notre manière de relationner actuelle dépendait de la qualité des premiers attachements que nous avons vécus ?

Je vous propose pour la première fois une conférence sur le sujet profond de l’attachement.
L’attachement et son rapport à la confiance
L’attachement et son rapport à l’amour
L’attachement et son rapport à la relation
L’attachement et son rapport avec notre manière d’être au monde …

Et si pour entrer dans l’Amour, nous nous mettions en chemin du rematernage, le chemin de la réparation de notre rapport à nous-mêmes et à l’autre ?

Organisée par l’association Pour une éducation bien-Veillante – Participation : 2€ adhérent / 5€ non-adhérent – 10€ adhésion annuelle et familiale

INSCRIPTION ICI

Stage Relation bien-Veillante et écoute empathique

Samedi 30 novembre et dimanche 1er décembre 2019 de 9h à 17h30

Centre de loisirs, 8 sentier des écoliers 40090 ST-PERDON

L’association Pour une éducation bien-Veillante 40 vous propose deux jours autour du thème “Relation bien-Veillante et écoute empathique”

Ces deux jours ensemble pour prendre le temps d’aller voir en soi notre rapport à la Relation, notre positionnement avec nous-même et avec l’autre, les bases d’une relation bien-Veillante.
Nous aborderons également les mécanismes neurologiques, comportementaux, émotionnels, et affectifs qui font que la relation peut être parfois d’une grande douceur, et parfois tourner au conflit sans que nous ayons eu le temps de comprendre ce qui s’est joué là.
La deuxième journée sera consacrée à l’écoute empathique, l’accueil de la parole et des émotions de l’autre, mais aussi l’accueil de ce qu’il se passe en soi.

Intervenante : Marion THIESSARD, psychologue-psychothérapeute.

Tarifs pour les deux jours : 40 € pour les adhérents, 50 € pour les non-adhérent. Adhésion à l’association : 10 € par an pour toute la famille.

Le stage prend tout son sens sur deux jours. Pour ceux qui ne peuvent venir que le samedi, c’est possible.
La journée de dimanche sera sur condition d’avoir participé à celle du samedi.

Organisation : Accueil à 9h30 au Centre de loisirs avec café, thé, jus de fruits. Chacun apportera de quoi manger pour le repas de midi, à partager sous forme d’auberge espagnole.
Repas froid uniquement.

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